D’une manière générale la recherche de traces anciennes à l’aide de vieilles cartes postales  peut rappeler un aspect plus ou moins récent du cadran (photo 1).

 

Les restes de tracés  encore visibles in situ sont préférables quand elles sont encore exploitables.( photo 2).

Photo 1 : Carte postale ancienne de l'église de Vouvray sur Loir
Photo 2 : Reste visible du cadran
A partir d’une photocopie, des cotes d’emplacement peuvent être ébauchées.(photo4) ; puis un dessin sur calque à une échelle réduite est envisageable (photo5)
Photo 4 : encombrement à partir d'une photocopie
Photo 5 : dessin approximatif sur calque

Toute cette approche n’est qu’approximative bien entendu, seule la position réelle du support par rapport au méridien du lieu est à déterminer, ce qui on le comprend tout de suite demande une journée avec du soleil !


Il faut maintenant monter un échafaudage (photo3) et ceci de manière sérieuse,  car j’ai horreur du vide  et en plus les travaux de précision qui restent à faire demandent beaucoup de stabilité. En particulier, les relevés des azimuts du soleil à différents instants de la journée nécessitent l’absence de nuages pour pointer l’ombre du fil à plomb, mais en plus requière une absence de vent. Ce fut toujours ma hantise le long du trajet avant d’arriver sur les lieux du chantier ! Mes accessoires de bricoleur du temps se composant d’une équerre, d’un pied-photo, d’une bouteille vide d’eau minérale que je coupais pour réaliser un petit récipient empli d’eau afin de  stabiliser le fil à plomb, en cas de vent.

Photo 3 : mise en place de l'échaffaudage

Sur un enduit grossier on étale une couche plus fine d’enduit chaux-sable où l’on pourra introduire les couleurs à  fresque.
Toutes ces dernières opérations doivent être exécutées avec un support humide, les journées de grandes chaleurs (comme à Challes) rendent l’enduit trop sec à travailler, et obligent à faire vite. Mais le cadran est fini ! (photo7)
Photo 7 : le cadran restauré.
Parcé sur Sarthe :
Pour Parcé le processus employé est analogue L’installation du chantier fut plus difficile (photo1), la cohabitation avec les pigeons nous rapprocha du style à enlever vu son état (photo2)
Photo 1: mise en place de l'échaffaudage
Photo 2 : le style est irrécupérable.
Photo 4 : dégrossi.
Photo 3 : relevé des traces d'ombres.
Photo 5 : enduit fin.

L’installation de la planche à dessin pour effectuer les relevés des traces des ombres du fil à plomb (méthode dite de la planchette chère à Monsieur R.Sagot) ancienne mais efficace.(photo 3) Réalisation d’un dégrossi, chaux-sable (photo 4), puis enduit plus fin (photo 5).

Un grand moment : la pose du style, respecter la hauteur de la pointe de la flèche par rapport à la table, l’angle du style par rapport à cette dernière (photo 6). Tout ceci doit se faire rapidement pour la prise de la résine, mais également avec beaucoup de précision, en faisant attention à l’enduit déjà réalisé.

Après cette opération, la plus inquiétante pour l’avenir « de la production de l’heure », nous allons pouvoir confectionner un lait de chaux avec différents pigments, terre de Sienne, noir, ocre jaune, enfin cette cuisine doit conduire à une décoration agréable à l’œil mais respectant les teintes connues à  l’époque du cadran. (photo 7).

Photo 6 : Pose du style à la résine.
Photo 7 : préparation des pigments.


Un jeu de petits pinceaux donne vie aux lignes horaires, mais l’ombre de l’heure n’apparait pas, le soleil y est absent. (photo 8)
Il faudra attendre, attendre, pour pouvoir enfin constater qu’une nouvelle vie commence pour notre horloge.(photo 9).
Ce sont là les moments les plus difficiles à analyser, les calculs sont bonsmais théoriquement, les tracés sur place ont été bien exécutés oui mais ? Il faudra patienter, il est maintenant trop tard, il faut enlever l’échafaudage, on en a besoin sur un autre chantier et pour autre chose, nous n’avons pas le temps d’attendre !
Je reviendrai une autre fois, un autre jour peut être le soleil brillera sur notre cadran ainsi seront dissipées nos ombres, puisqu’il n’en reste plus qu’une et Elle est …à l’heure solaire de Parcé.
Photo 8 : Application des couleurs dans les lignes.
Photo 9 : vérifications générales.
Je remercie ici M. Gérard Bouvet qui a toujours su ce qu’il fallait faire au moment même où il fallait le faire. C’est un bon compagnon de voyages.

 

Les exemples de Vouvray et Parcé sur Sarthe :

 

Vouvray :


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

REHABILITATION
-Procédure de restauration-